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Episode 29 : The 'french' Happiness Fully Loaded Tour (Bonus) Dans l’épisode 25, je vous ai conté les aventures de notre troupe aux quatre coins de la France pour la tournée d’octobre 2006. Mais si vous tenez à la précision historique, il me faut encore vous parler des concerts du Tryptique à Paris, de la Laiterie à Strasbourg avec Grizzly Bear et de la Cartonnerie à Reims avec Jean-Louis Murat. > *** Un voyage un peu impromptu s’est décidé vers Paris pour une date au Tryptique où le label Eh les Vilains, organisateur des Wed’sessions, voulait Major Deluxe pour chapeauter son affiche de rentrée. Nous acceptâmes avec plaisir cette invitation courtoise. Et nous ne devions pas le regretter puisque le concert fût très sympathique. L’assistance comptait notamment mon ami Terry Lee Hale. Mais nous nous fîmes surtout des fans illustres dans les personnes de la chanteuse thaïlandaise Bear Garden et son ami Jino, architecte et designer pour Cornelius à ses heures perdues. Après une manipulation ratée dans le passage des clefs de l’appartement de Jesse à Paris, nous dûmes reprendre la route du retour sur le champ. Mais avec de bons souvenirs. Peu après notre tournée française et suisse (voir épisode 28), Super nous a proposé une première partie de Grizzly Bear. Nous primes du retard dès le début, en cause le dentiste de Thomas (ce qui eut le don d’énerver certains d’entre nous), mais nous arrivâmes comme toujours juste à temps pour garder un bon timing avant le concert. La salle était comble pour ce concert découverte et nous nous sentions compris par l’audience au sien de cette belle affiche cohérente. Une fois de plus, nous reçûmes de fantastiques échos, et la salle en redemanda. Grizzly Bear est vraiment un groupe à part, et nous partageons pas mal d’accointances musicales dont Pink Floyd et Robert Wyatt probablement. Leur prestation fut de toute beauté. Bien que perturbée elle aussi par des nouvelles jeunes connaissances. En effet, quelques jours avant la date du concert, j’avais été contacté sur MySpace par une jeune fille se disant fan, et demandant à figurer sur notre guest list. Etudiante en tourisme (ça ne s’invente pas) à Strasbourg, la jeune fille montrait sur son espace à elle une sorte de fascination pour les années 60 ; je me dis que nous devions sûrement partager quelques goûts musicaux et acceptai sa demande paraissant légitime. Au bout de 3 ou 4 échanges, elle se retrouvait invitée ainsi que 3 de ses jeunes amies. Mais pendant notre concert, j’avais dû moi-même intervenir et interpeller la bande pour lui signaler combien sa bruyante présence pouvait être perturbante : « Dites donc là-bas, si vous connaissez les paroles de la chanson venez don plutôt la chanter avec nous ! » Enfin, rien de bien grave, nous fîmes d’ailleurs plus ample connaissance à la fin de concert et aurions pu approfondir encore nos relations sous son invitation pressante à nous accompagner à l’hôtel. *** En novembre, c’est Rodolphe de la Cartonnerie qui nous programmait à Reims. Fan de l’album, et ayant la volonté de nous défendre, nous avions longtemps cherché une opportunité de se placer utilement dans la programmation. Puis vint Jean-Louis Murat. Après avoir contacté son manager, l’affaire semblait rouler dans un premier temps, mais connût quand même quelques soubresauts. Finalement, Rodolphe finit par nous imposer, et en version groupe complète. La salle de la Cartonnerie est immense et le public qui s’y pressait assez mélangé. Bien que je voue une admiration sans borne à « Jim », cette incroyable chanson de Murat qui commence déjà à dater, je ne partage sans doute pas les goûts de tous ses admirateurs et, plus nombreuses encore, admiratrices. Mais c’est toujours dans ce genre de circonstances que les plus belles surprises ont l’heur de se produire. Ce fût véritablement magique de ses sentir porté par quelques rangées de nouveaux convaincus. Le concert fût bon, dans la lignée de ses prédécesseurs à vrai dire, avec un plaisir à chaque fois renouvelé. Ce fût aussi bien agréable de retrouver les gens qui nous avaient copieusement applaudi pendant notre prestation pour leur parler de notre projet. Etant données les légendes qui entourent Murat, nous espérions bien tomber un moment sur Jean-Louis pour causer autour d’une tartine de pâté champenois et d’un verre de champagne. Mais non, il restait terré dans sa loge dont émanait une forte odeur de chanvre brûlé. La rencontre devait finalement avoir lieu, mais pas dans les formes où nous l’avions imaginé. C’est en sortant de sa douche entre les deux concerts que Samuel s’est précipité la tête enrubannée de sa serviette de bains sur la porte des loges (mais pas la nôtre comme il le pensait, mais bien celle de Jean-Louis) qui restait mystérieusement fermée et sur laquelle il s’acharna quelque temps, avant qu’elle ne se dérobe laissant apparaître un Murat hagard et interloqué dont Samuel nous fera le plaisir de mimer souvent l’expression. Sébastien 09-09-2007 |






